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MA BIBLIOTHEQUE AMOUREUSE (2/∞)

A l'occasion des fêtes, avez-vous offert et/ou reçu de "beaux livres" ?

Mr. Liste n'a pas l'intention d'y associer la littérature du grantécrivain français, celui qui reçoit en robe de chambre à quatre heures de l'après-midi dans son appartement du 6ème arrondissement, et qui prônait hier l'antisémitisme, aujourd'hui la pédophilie, "mais avec quel talent !" A ce sujet, je me souviens d'avoir lu il y a trente ans, dans un magazine intitulé Guerre à la Drogue, un article dénonçant la NAMBLA (North American Man-Boy Love Association) - tout un programme ! L'article précisait que le lobbyiste de la NAMBLA en France était un certain Gabriel Matzneff... Oui, c'est bien connu, "on ne savait pas".

Alors certes, certains possèdent toute une bibliothèque reliée pleine fleur de cuir, avec Pléiade, Gallimard, gendelettres et grantécrivains  à tout va, mais n'ont jamais rien ouvert. 

D'autres ont une étagère de 2O cm de long, sur laquelle ils alignent laborieusement deux ouvrages sur le football (avec moult photographies), et un sur Johnny (même remarque), tous trois édités par France Loisirs... Çà n'est pas mieux non plus.

Avant de vous livrer le contenu, plus inspiré celui-là, de ma "bibliothèque amoureuse" (je vous l'avais promis), j'apprends qu'une de mes fidèles lectrices est non seulement blogueuse, mais que son blogue n'existe qu'en version papier, affiché façon dazibao ! Bonne transition !

Alors, ma sélection :

  • Le Robert et le Robert des noms propres.

Ouvrages de référence constante. Il y a des gens qui n’ont pas de dictionnaire ! Bon, il y en a aussi qui n’ont pas de livres… Je regrette le temps des vieux Larousse avec tableaux et illustrations.

 

  • Le Robert & Collins.

Comme je lis souvent en anglais, j’en ai besoin. Ce dictionnaire a l’avantage de présenter des encadrés de clarification culturelle : la rentrée, la laïcité, des concepts que les anglo-saxons ne peuvent pas comprendre… A l’inverse shadow cabinet et victorian ne nous parlent pas. C’était la séquence Karambolage (vous regardez Arte ?)

 

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ROBERT & COLL... AH, NON, C'EST GILBERT & GEORGE !

 

  • Le Quid.

« Quoi, çà existe encore ? » on va me dire. Je ne sais pas si c’est le cas, et en tout cas plus en version papier. Le mien date de 2002 mais me suffit. Il m’arrive, en cherchant un renseignement, de me laisser entraîner par un article connexe, et ainsi de suite… C’est en tous cas plus rapide que l’Internet. C’est d’ailleurs ce que je disais aux élèves quand j’étais documentaliste dans un lycée. Tout ce qui concerne les religions et l’Eglise, par exemple, est très complet.

 

  • Les Encyclopédies du Voyage, Gallimard.

…que je préfère aux Guides Verts Michelin, qui se sont empâtés et sont désormais intransportables. Les Gallimard s’imprègnent plus de la culture et de la notion oubliée de paysage (c’était la séquence Jean-Robert Pitte et Périco Légasse réunis). Les plans sont plus nombreux et plus lisibles chez Michelin, mais Gallimard a des illustrations, lui ! Avoir le collector de ces guides (j’en ai neuf) ! Touchant : des touristes visitant un musée le Guide Vert en main (de préférence daté) !

 

  • Les Cartoville (Gallimard, encore : ils ont cartonné !).

Génial pour ceux qui, comme moi, font du tourisme urbain et pas du bronze-cul (bon, y’en a qui font la tournée des bars, référence récurrente dans les ouvrages pour bobos). Guide vraiment de poche, celui-là, et qui évite de déployer une grande carte encombrante et déchirable aux pliures. Le graphisme est plus que lisible. Collector recommandé : j’ai cinq Cartoville (on dirait un gamin !).

 

  • Les Ouest-France.

Pas le journal, les éditions. Des livres sur le patrimoine, limpides et didactiques. Les Editions Ouest-France ont une prédilection pour le Moyen-Age. Plus intéressants que les Gisserot, qu’on lit une fois, puis qu’on jette (ou donne) : Gibert ne les prend pas. Nota : rien que pour le fun, on peut aussi faire le collector des Itinéraires (Editions du Patrimoine). J’aime bien le format allongé en hauteur.

 

  • René Waldmann, La grande traboule, et Les charmes de Maggaly, Editions Lyonnaises d’Art et d’Histoire, 1991 et 1993 – épuisés, même chez les bouquinistes lyonnais.

René Waldmann est le « père » du métro lyonnais. La grande traboule est une métaphore pour le métro (traboule, de trabouler < transambulare désigne à Lyon un passage d’une rue à une autre à travers un ou plusieurs immeubles). Quant au second opus, il ne s’agit pas d’un roman leste, MAGGALY signifiant Métro Automatique à Grand Gabarit de l’Agglomération LYonnaise. Des genèses du métro, il en existe (pas tant), mais narrées par leur créateur est rarissime. Imaginons Fulgence Bienvenüe racontant la construction du métro parisien ! Bon, évidemment, il faut connaître Lyon. René Waldmann habitait à côté de chez moi à la Croix-Rousse et je n’ai jamais osé le rencontrer !

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INAUGURATION DU METRO LYONNAIS EN 1977.

(DE G. A D. : R. WALDMANN, FRANCISQUE COLLOMB MAIRE DE LYON, VGE)

 

  • Jean-Michel Renault, Bonjour la Martinique, les Créations du Pélican, 1998.

Un guide touristique qui n’en est pas tout à fait un. Histoire, patrimoine, culture, usages et je dirais mentalités (là-dessus, l’auteur ne fait pas toujours de concessions !) : j’ai recommandé ce livre à ceux de mon entourage qui, sachant que j’avais vécu là-bas, m’ont demandé « alors, la Martinique ? »

 

  • Charles Dantzig, Encyclopédie capricieuse du tout et du rien, Grasset, 2009.

Ce livre étrange relève plus des miscellanées que de l’encyclopédie. Aucun rapport avec les champignons (çà, c’est le mycélium). Les miscellanées, nous dit Bob, alias le Robert, sont des « mélanges scientifiques ou littéraires ». Peut-être connaissez-vous Les miscellanées de Mr Schott (Editions Allia, 2005) ? Eh bien, celles de Charles Dantzig sont à 100% subjectives ou, si vous voulez, amoureuses, comme les dictionnaires du même qualificatif ! Elles concernent ce qu’il pense, ce qu’il voit, ce qu’il vit. Il s’agit d’un ovni littéraire.

 

  • David McCandless, Datavision, Robert Laffont, 2011.

Ce livre est une conjonction de deux phénomènes : l’open data, et les dernières générations qui détiennent une forte quantité de graphistes grâce aux logiciels ad hoc. Ainsi, toutes les données sont représentables autrement que sous formes de tableau Xcel. Avec des dessins clairs et des « zolies » couleurs ! Et des thèmes comme les animaux péteurs, nos risques de mourir en avion ou la carte (en « zolies » couleurs) des réseaux de l’Internet.

 

A SUIVRE... ♦

 

 

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