UA-145068373-1

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

CHINE : DEKOIKONPARLE ?

L'épidémie de coronavirus a révélé le vrai visage de la population et des élites occidentales - et françaises en particulier.

Un "garovirus" qui est devenu "garochinois" ou "garojaune". Au niveau le plus petit, on fait demi-tour devant un individu d'aspect asiatique. C'est bien connu, les chinois, les japonais, les vietnamiens, tout çà, c'est la même chose... "Moi, vous comprenez, ceux-là, on sait pas vraiment ce qu'y pensent".

somo iguais.jpg

 

Un sentiment exacerbé par la bien-pensance élito-médiatique. Titres de la presse : "Faut-il avoir peur de la Chine ?", "La France doit-elle se mettre en colère ?", "La Chine va démanteler l'Europe", etc. L'élite ordo-libérale court-termiste ne s'est pas remise de l'essor de cette nation au gouvernement volontariste, planificateur et long-termiste, dont le communisme est une façade, car son vrai modèle est Singapour. Modèle pourtant pas exempt de défauts !

Bref, quand dans le monde, quelque chose pue, ou sent trop bon, c'est de la faute de Xi Jinping -  ou aussi de Poutine, d'ailleurs.

Mr. Liste en profite pour présenter le premier opus d'une série géographique : Dekoikonparle ?

 

Chine. D'où vient ce nom, aux variantes analogues répandues dans le monde ? Car, en chinois, on dit zhōngguó, c'est-à-dire "pays du milieu" : de facto, "empire du milieu", pour des raisons historiques, que l'on retrouve dans l'appellation actuelle officielle zhōngguá rénmin gònghéguó, République populaire de Chine.

Les premiers contacts réguliers du monde occidental avec la Chine datent de l'Antiquité, avec la fameuse Route de la Soie. Les marchands chinois disaient qu'ils venaient du royaume des empereurs Qin, dynastie qui a régné de -221 à -206, et dont la prononciation est analogue à celle du mot "Chine". Voilà l'explication. Mais les Romains employaient Serica (le peuple de la Soie).

Toutefois, à l'époque médiévale, on désignait la Chine par l'expression Cathayencore employée par Christophe Colomb. Ce mot vient de Khitan, un peuple mongol.

Quant à la langue officielle (ce que nous appelons "le chinois"), nous l'appelons "mandarin", ce qui n'a aucun sens pour un Chinois ! Eux-mêmes l'appellent bēijīnghuà ("langue de Pékin"), car c'est la langue du nord du pays. Au sud se parle une autre langue, non officielle, que nous appelons "cantonais". Il y a bien d'autres langues en Chine comme le tibétain ou le ouigour, mais pour les autres Chinois... c'est du chinois !

A noter qu'avant les indépendances, on employait les termes d'Indochine et de Cochinchine. Encore ce genre d'amalgame évoqué en introduction, et qui ne date pas d'hier ! Le premier désignait la péninsule du sud-est asiatique située entre l'Inde et la Chine, et au sens strict ce qui correspond aujourd'hui au Vietnam, au Laos et au Cambodge. Le second, la partie méridionale du Vietnam (région de Saïgon). Cochin est le nom francisé de Kochi, un comptoir... indien, et n'a aucun rapport avec Jacques-Denis Cochin, prêtre qui fonda l'hôpital du même nom.


DANS CETTE (FORT BELLE) CHANSON (ET TRES BEAU CLIP D'ANIMATION), GAINSBOURG PRATIQUE AUSSI L'AMALGAME, PUISQU'IL EST QUESTION DE KIMONO ET DE HARA-KIRI... 

A lire : André CHERPILLOD, Les mystères de l'écriture chinoise/La misteroj de la ^cina skribo, Editions de la Blanchetière, 2003 (édition bilingue français/espéranto). Un livre qui va au delà de l'écriture, et qui traite aussi de langue et de civilisation. ♦  

Commentaires

  • Merci Mr.Liste pour ces données érudites mais néanmoins très claires. Est-ce à dire que si les chinois ont les yeux bridés, nous, nous avons un regard étroit sur leur pays ?

Les commentaires sont fermés.